Retour du compte-rendu ce matin ! Cette courte défaite, pour frustrante qu’elle soit, confirme tout de même notre retour en forme.

Pour commencer, c’est un terrain compliqué (euphémisme) que nous découvrons à l’échauffement. Entre le sable bien corrosif et les flaques généreuses, il fallait être particulièrement habile pour trouver un brin d’herbe devant nos buts. En avançant un peu vers l’entrée de la surface de réparation, on découvre alors, au sortir cette ambiance de chantier, une zone spongieuse qui, nous le savons déjà, rendra compliquée la tâche défensive. Un vent de face plutôt gaillard achève de rendre les conditions délicates. Mais nous ne comptons pas abandonner notre état d’esprit à ces considérations météorologiques, et c’est avec sérénité que nous entamons cette rencontre. Malheureusement, après quelques erreurs mâtinées d’une bonne dose de roublardise (de métier, me souffle-t-on), c’est Douarnenez qui fait le break à la demi-heure de jeu (0-2). Mais les Bleus se rebiffent, et après cette entame hasardeuse, William, d’un lob ajusté qu’un aimable coup de vent vient rabattre sous la barre, réduit la marque (1-2).

Mi-temps. Cette fois, la brise, qui n’a pas molli, est avec nous. Nous abordons la deuxième mi-temps en continuant de prendre le jeu à notre compte, et Édouard, d’une jolie reprise, vient offrir l’égalisation aux Piliers (2-2).

Mais là, le relâchement s’empare nous. Notre présence dans le camp douarneniste s’étiole, au point de ne plus subsister que par ces longs ballons, poussés par le vent, que nous envoyons à l’avant. Sans soutien, sans solutions, il revient alors dans les pieds des Noirs de DZ qui reprennent peu à peu confiance. L’entrée du remuant numéro 20 nous pose à nouveau des problèmes, en même temps qu’il signe le retour de la malice. Un penalty aussi logique que douteux* vient sanctionner ce temps faible. Contre-pied (2-3). Le score ne bouge plus, et le carton blanc reçu par un numéro 29 douarneniste un peu trop bavard n’y changera rien. Dommage ! Mais il reste pas mal de points à prendre dans ce championnat, et l’état d’esprit est là.

* douteux dans l’état d’esprit de l’attaquant adverse qui, en parfait Ravanelli de la baie, en est déjà aux deux tiers de sa chute au moment du contact