Forcément, commencer la cup en affrontant le Cap Horn à Penvillers n’est pas le meilleur moyen pour se donner de la confiance en début de saison. Mais comme Phil Sizorn le rappelle en début de match, les trois points ne constituent pas l’objectif de ce match, contre une équipe du Cap Horn octuple championne de corpo en titre. Car même avec une moyenne d’âge qui s’éloigne allègrement de la trentaine, il n’y a pas de doute : ces gars-là savent jouer au foot.

Nous commencons pourtant bien la partie. Le Cap Horn, tient le ballon, mais leurs vélléités offensives sont bien éteintes par un bloc défensif solide des bleus. Quelques balles en profondeur sont bien négociées, et les vingt premières minutes (au doigt mouillé) ne sont conclues que par un seul tir cadré des cap-horniers. Mais la supériorité technique de nos hôtes a raison de cette bonne entame. D’un tir au ras du poteau du n°9, les blancs ouvrent le score (1-0). Puis ce même n°9 double la mise quelques minutes plus tard, après un enchaînement crochet/frappe au premier poteau ― argh, j’anticipe au deuxième (2-0). Malgré tout, le travail défensif reste de qualité, tandis que devant, nos offensives se résument à des balles en profondeur qui ne trouvent pas preneurs ou qui, parfois, se terminent par un tir désespéré. Peu avant la pause, les blancs augmentent leur avance à la suite de l’interception d’un coup de pied de but approximatif côté droit, puis d’un marquage pour le moins lâche (3-0).

Mi-temps. Le moral est bon : nous réussissons à tenir la baraque. La deuxième période ne sera pourtant pas du même tonneau… Les quelques approximations techniques entrevues lors de la première mi-temps se transforment en projet de jeu. À partir de là, il n’y a plus grand chose à espérer, d’autant que les cap-horniers ont bien fait chauffer le diesel pendant les 45 premières minutes. Ces derniers nous le démontrent pourtant : le foot est un jeu simple. Un contrôle, deux touches, une passe, un déplacement. Les blancs ne s’y prennent pas autrement pour enfiler quatre nouveaux buts. Le premier est peut-être entaché d’un hors-jeu (4-0), mais ce fait de match ne change rien à l’affaire, et est confirmé par la physionomie des buts suivants. Un manque d’agressivité de notre part voit le Cap Horn dérouler (5-0, 6-0, 7-0), et transformer ce qui aurait pu ne rester qu’une défaite honorable en dérouillée. Naël a bien l’occasion de sauver l’honneur en contre, mais le face-à-face avec le gardien (qui n’est autre que le n°9 double buteur passé dans les buts) est perdu. Un poteau touché par les blancs dans le dernier quart d’heure aurait pu aggraver la marque.

Bref, camarades, en un mot comme en cent : nous n’avons pas été bons lors de cette seconde période. Comme Mich Pinvidic le rappelait à la fin du match, nous aurions pu perdre sur ce score en ayant joué notre meilleur jeu : ce ne fut pas le cas. Alors le derby de Kernilis, dimanche, nous offre l’occasion de retrouver ce jeu que nous avions pratiqué une bonne moitié du match, à Concarneau, et ce avec un seul objectif : la victoire.

7 - 0
Terminé