La messe est dite. Le coup de sifflet final n’est pas encore donné, le banc douarneniste est déjà vide, abandonnant le onze final à son sort. Alors, pour donner toute sa saveur à cette nouvelle victoire, votre serviteur et gardien de but préféré s’adonne à son activité favorite : la cagade. Jadis, on l’appelait la bourdas dominicus, mais c’est toujours la même, fourbe et opiniâtre. La lutte contre la cagade, c’est un match dans le match. Il faut rester concentré jusqu’à la 96ème minute. C’est elle, alors qu’on se dit que, hé, bon, ça va, on a fait le taf aujourd’hui, c’est elle qui vient savonner vos gants, vous fait voir double, vous prive de votre bon sens. Et vous fait crier « J’ai » alors que, manifestement, vous n’aviez pas. Alors, le ballon s’échappe, atterrit dans les pieds d’un attaquant qui n’a même pas besoin d’être bien placé pour le pousser dans les filets ; et oui, les cagades finissent souvent au fond. Cet attaquant, on croirait l’entendre ricaner. Votre équipe, en revanche, vous êtes sûrs de l’entendre soupirer, tant ces foirades improbables continuent de susciter l’incompréhension, dimanche après dimanche, par leur constance et par leur originalité toujours renouvelée.

Arrêtons là avec la psychologie du gardien de but. Car, avant ce piteux épisode, nous avions fait le travail. Contrairement aux services techniques de la ville de Douarnenez, qui compte peut-être laisser l’herbe pousser et transformer les terrains de Pénity en prairie fleurie. La première période est à notre avantage. On ouvre logiquement le score. Le trio offensif Pierre-Naël-Christophe met un peu le temps, mais finit par faire sauter le verrou douarneniste (0-1). On peut même doubler la mise, sur une action collective d’école : dans notre camp, Pierre et Youenn combinent bien. En trois passes, l’espace s’ouvre, avalé par Pierre qui repique dans l’axe, et trouve Pascal dans le rond central. Celui-ci voit la course de Naël, et lui adresse un ballon en profondeur parfaitement dosé (cru Xavi 2009). Naël se joue du gardien, mais voit son tir terminer sur le poteau. Rageant. En face, ça répond mollement. Une frappe dangereuse est détournée en corner juste avant la mi-temps, mais c’est tout. Il faut dire que la charnière Greg-Jeff est intraitable, bien aidés par Mathieu et Youenn sur les côtés.

Le début de deuxième période est du même tonneau. Le faux rythme sur lequel on termine la première période reprend en deuxième, mais on garde l’emprise sur le jeu. C’est admirablement conclu au tableau par Karim, qui reprend d’une volée acrobatique un service de Pierre (0-2). Puis c’est l’épisode des vendanges tardives : pendant vingt minutes, on martyrise leur défense, mais les frappes s’envolent, ou terminent dans les bras d’un gardien adverse qui commence à être chaud. Le Pilier est alors maladroit. Et un Pilier maladroit est un Pilier qui se fait peur. Sur un coup franc douarneniste à l’entrée de la surface, un ballon mal négocié en défense revient sur l’attaquant, qui me fusille à bout portant (1-2). Les penn-sardin relèvent la tête. On serre les fesses, mais pas trop longtemps : Pierre dépose un amour de frappe enroulée en lucarne (1-3), puis notre KB quimpérois enchaine les golazos, et y va de son doublé, d’une reprise puissante qui transperce le gardien (1-4). La fin, vous la connaissez, et on repart de Pénity avec la victoire. Trois matchs, trois victoires, on est premiers avec Saint-Évarzec.

2 - 4
Terminé

Détails

Date Temps Ligue Saison
14 novembre 2021 10:00 Ligue 2 USACQ 2021-2022

Lieu

Pénity
Route de Ménez Peulven, Menez Peulven, Douarnenez

Résultats

Équipe1ère mi-temps2ème mi-tempsButs
Douarnenez Korpo022
Piliers Kernilis134

Piliers Kernilis

Christophe Volet
Karim Bouziani
Yoann Brouillaud
Youenn Ollivier
Aouzain Assani
Jean-François Boisefer
Maël Le Meut
Mathieu Ravelomanantsoa
Pierre Le Grand
Grégory Rannou
Pascal Bertin
Thomas Guesnon
Naël Bouras